8.5.14

Dakar-Orly : Tour d’horizon en 747 de la logistique pour les produits halieutiques

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Image du Boeing 747 de la compagnie Corsair sur le tarmac de l'aéroport d'Orly
Boeing 747 de Corsair à Orly
Une chaîne logistique performante sous température dirigée, c’est tout ce qui manquait aux acteurs des produits halieutiques et horticoles au Sénégal pour exporter leurs marchandises vers le marché européen. C’est désormais chose acquise, du moins pour une période de 6 mois.  

En effet, la compagnie aérienne Corsair a récemment ouvert une ligne de fret Dakar-Paris-Dakar pour l’expédition des produits de mer sur la plateforme de l’aéroport d’Orly les samedis afin d’être disponible  sur marché européen en début de semaine. 


Problèmes de l’exportation des produits halieutiques et horticoles vers l’Europe

Les exportateurs sénégalais souffraient d’un manque criard d’une logistique performante entre Dakar et Paris pour accéder aux marchés européens afin d’écouler les produits de mer frais. Il faut dire que l’exportation de ces types de marchandises de mer exige une bonne organisation logistique. D’une part,  les produits doivent être maintenus à une certaine température pendant le transport. D’autre part, les formalités sanitaires, phytosanitaires et douanières doivent être faites aussitôt après leur arrivée à destination.  





Certes, la plupart des entreprises qui conditionnent ces produits frais au Sénégal sont pratiquement aux normes européennes en termes de qualité et de traçabilité, mais une bonne logistique d’exportation ne suivait pas. D’abord, il n’y avait pas de compagnie aérienne qui pouvait assurer régulièrement le transport des produits dans les conditions optimales vers l’Europe. Les grandes compagnies jugeaient les volumes trop faibles pour nécessiter l’ouverture d’une ligne régulière pour le fret. 

Certains produits qui étaient embarqués le week-end se heurtaient au problème de disponibilité des services vétérinaire et sanitaire à l’aéroport d’Orly, ce qui fait que les marchandises restaient de longues heures sans être traitées.

Ces deux contraintes majeures sont désormais  contournées grâce à la mise en place d’un important dispositif logistique qui va de la gare de fret de l’aéroport de Dakar en amont jusqu’au marché de Rungis de Paris en aval, en passant par le transport aérien sous température dirigée assurée par la compagnie Corsair.  

De la gare de fret de Dakar  au transport aérien 

Le dispositif commence donc à la gare de fret de l’aéroport de Dakar où les produits frais sont conditionnés et maintenus à une température entre 0 et +2°C avant embarquement par la compagnie aérienne. On parle de température dirigée. Une ligne de fret hebdomadaire a été ouverte les samedis  pour l’acheminement des marchandises vers l’aéroport d’Orly. Le samedi 15 mars 2014, par exemple, ce sont 9 tonnes de produits de mer et 2 tonnes de melon qui ont été débarqués à Orly.  L’objectif à terme est d’assurer la régularité du fret de 15 à 20 tonnes 7 jours sur 7. 

L’aéroport d’Orly et le marché Rungis
 
marché Rungis de Paris
Dès l’atterrissage des avions de la compagnie sur la piste, les marchandises sont sorties et amenées au bord du tarmac. La nouveauté est que les autorités françaises ont accepté d’ouvrir les services vétérinaires et ceux de la douane française le weekend. Ainsi,  les opérations d’inspection sanitaire et vétérinaire des produits se feront désormais dès leur arrivée. Ce qui permet aux opérateurs de disposer de leurs marchandises en un temps record  et les exposer au marché de Rungis. 

Le marché de Rungis est la plus grande plateforme de réception de produits halieutiques et horticoles d’Europe. Avec une superficie de plus de 200 hectares, des entrepôts, des systèmes de refroidissement, il dessert toute la ville d’Europe. Ce sont plus de près de 300 tonnes de produits de mer frais qui y sont vendus chaque jour. Et les sénégalais comptent bien conquérir le marché européen des produits de la pêche grâce à cette plateforme. Pour rappel, en 2012, le Sénégal a exporté plus de 166 000 tonnes en produits de pêche. Ce nombre pourrait bien être revu à la hausse cette année. 

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